La Galerie Zwart Huis présente une selection d’oeuvres de Gilbert Decock des années ’80: peintures, gouaches et collages.
Gilbert Decock était l’un des adeptes les plus marquants de l’abstraction géométrique en Flandre. Dès le début de sa carrière de peintre, il était convaincu que l’art plastique a une destination plus élevée que la simple reproduction de la réalité visuelle. Il s’engagea dans la lignée des peintres du mouvement ‘De Stijl’ des années vingt (Jozef Peeters et Georges Vantongerloo) et contribua à la base de l’éclosion du constructivisme abstrait de l’après-guerre.
Caractéristiques sont l’usage des couleurs souvent réduites à l’essence blanc-noir et les formes très régulières, rigoureusement délimitées et plates. La géométrie se base sur un principe d’ordre basé sur la perfection qui transcende le caractère aléatoire des formes naturelles du monde réel.
Depuis 1967 il limitait ce langage abstrait essentiellement au cercle et au carré, les deux
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Pendant son congé annuel de janvier 2012, la Zwart Huis met sa galerie à la disposition d’une jeune artiste prometteuse qui s’empare de l’espace. Cette installation peut être vue de l’extérieur.
Karen Vermeren est fascinée par les paysages rappelant les ères géologiques: glissements de terrain, failles et proces- sus naturels. A l’instar d’un paysage naturel elle tente de créer des oeuvres viables, variables et illimitées. Utilisant des matériaux inhabituels (acrylique, film plastique et ruban adhésif) elle travaille à même les murs, les sols, les fenêtres ou plafonds d’une pièce et réalise des ‘fresques’ tempo- raires, ne se laissant délimiter que par l’espace même. Dans des gammes de couleurs intenses elle évoque des espèces de paysages ni abstraits, ni figuratifs.
Pour la Zwart Huis, Karen Vermeren applique une peinture sur la vitrine de la galerie. Sa source d’inspiration se situe sur l’île Comacina, dans le lac de Come italien,
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‘Revisited Portraits’ est composé de portraits de vingt artistes belges renommés. Dirk Vermeirre les photographia en noir et blanc et en couleurs. Ensuite il demanda aux artistes de retravailler leur propre portrait photo.
Dirk Vermeirre (°1949), un photographe artistique, qui suit des artistes dans leur univers depuis des années. La qualité artistique des ses photos fut découverte par Christoph Ruys, récemment encore directeur du musée de la photo à Anvers, actuellement éditeur chez Lido, spécialisé en livres d’art. Ruys décida d’éditer un livre 'De Witte Panter' contenant des portraits en noir et blanc, que Vermeirre réalisa de la légende anversoise Fred Bervoets.
Quand Gerda Vander Kerken de la Zwart Huis vit Bervoets peindre sur ses photos, une idée lui vint qui plus tard se transforma en projet. Elle demanda à Dirk Vermeirre de photographier plusieurs artistes et de les inviter ensuite à retravailler leur portrait au moyen d’une technique
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La fragilité est le centre de l’oeuvre de Mieke Teirlinck. La fragilité de la lumière qu’elle recherche constamment, mais aussi la fragilité des sujets qu’elle représente. Son oeuvre est très variée: paysages, natures mortes, portraits, nus - la fragilité sous toutes ses formes est néanmoins toujours le mot-clé dans ses oeuvres. Ses peintures se créent toujours partant de la perception, sur modèles vivants, pas d’après une image. Elle refuse tout carcan, aucun cadre donc pour ses toiles: la peinture est appliquée à ras bord, laissant la toile nue et fragile.
Mieke Teirlinck (Bruges, 1959) suivit une formation artistique mais commença seulement à peindre en 1992, après un séjour au Suriname et en Guyane française avec son mari. Elle s’épanouit insensiblement, se métamorphosant en une artiste-peintre dotée d’une vision personnelle impressionnante. En 2001 elle débute à la chapelle Bogaerden à Bruges.
A la demande de la ville de Bruges, capitale
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Il peignit déjà la lumière sur la place Saint-Marc, le soleil jetant des ombres sur les bustes du Capitole romain, le réfléchissement sur les assiettes richement décorées dans la salle du trésor de la Hofburg à Vienne, ou les maisons colorées des Cinque Terre en Ligurie.
Jan De Vliegher peint la lumière. La lumière qui se réverbère et se réfléchit jusqu’à ce qu’elle se détache des objets et forme des compositions quasi abstraites.
Pour sa nouvelle série d’oeuvres intitulée 'Treasury' il trouva son inspiration dans la porcelaine et le cristal des collections du Victoria & Albertmuseum à Londres.
Les impressions de voyage de Jan De Vliegher se métamorphosent en symphonies de couleurs. Il peint les couleurs que le sujet lui offre, mais à la fois, il est à la recherche de structures et compositions intéressantes. Il reconvertit le sujet en trame de couleur compacte. Cela
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Dans l’exposition Double Fantasy la réverbération et le redoublement de la réalité forment le centre d’une atmosphère onirique: des thèmes tels que l’architecture, la nuit, le jardin, l’eau et la jeune fille sont reliés associativement l’un à l’autre.
Le pavillon Mies van der Rohe à Barcelone, une vue nocturne d’une pépinière à Landegem, la surface de l’eau du Pool of Peace à Mesen, un petit étang à Orval sont les leitmotifs représentant une quête centrale de l’origine.
L’oeuvre de Hans Vandekerckhove a un caractère fortement contemplatif. Bien qu’il peigne essentiellement la réalité perçue, chaque oeuvre est un autoportrait.
En tant qu’homme et artiste il a une relation intense avec la nature et il peint un monde imaginaire, basé sur des souvenirs de jeunesse, de jardins et de serres, de voyages lointains et de longues promenades. Parfois, les paysages sont déserts, parfois avec un (lui-même?) pu quelques personnages.
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Nick Andrews est considéré comme l’un des peintres les plus passionnants de la plus jeune génération de peintres belges. Ses impressions de voyages imaginaires, ses tableaux historiques, ses hôtels délabrés, ses sexclubs et parcs d’attractions vieillots forment sa source d’inspiration, tout comme dans les expositions individuelles précédentes comme Jig Saw City (2010), Wandering Eye(2009), Best of Both Worlds (2008), The Beaten Track (2007), Western Skies (2006), My Lovely Neighbourhood (2005) et Coney Island (2003).
Dans la nouvelle série Champagne Charlie, ce sont les casinos, les tables de jeu, les Music Hall’s et les personnages burlesques qui sont au centre. Les scènes s’inspirent de la ville de Londres pendant la période victorienne avec ses sing-a-long Music Hall’s et les ères de jeux de hasards exotiques comme le casino de Monte Carlo. L’accent est mis sur le contre-jour artificiel entourant les joueurs et l’assemblée, dans une ambiance de gains et de pertes
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Dans une vie antérieure, Thierry Renard fut juriste de haut vol à Bruxelles et New York, spécialisé en droit international. Dans sa jeunesse il découpait déjà du papier pour en faire des collages contenant un message : son premier collage, datant de 1967, était une lettre d'amour rédigée sur une partition de piano où les notes étaient remplacées par des yeux. L'image exprimait bien plus que des mots. En 1995 il décida d'abandonner sa carrière d'avocat pour se consacrer définitivement à l'art du collage. Le collage est une forme d'expression spécifique du vingtième siècle exercée e.a. par les cubistes, constructivistes, dadaïstes, surréalistes, Cobra et Pop-Art.
Les collages de Renard sont des "puzzles for the eye and the brain" où l'histoire de l'art joue un rôle important. Les titres ont une connotation humoristique et énigmatique. D'un point de vue technique ils témoignent d'une maîtrise sans failles. La 'nouvelle' image ainsi créée est un trompe-l'oeil
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Ce qui caractérise l’oeuvre d’Yves Beaumont (°Ostende 1970) est la stabilité du langage pictural, de la pensée créative et également la conviction qu’il s’agit d’un peintre à même d’utiliser son langage. Son inspiration jaillit quasiment d’une seule source: le paysage. Mais il dispose également d’un don particulier permettant de transformer cette donnée traditionnelle en une méditation actuelle sur la peinture et ses possibilités. Il se dit lui-même en quête d’”une traduction picturale de l’élément paysage”. Presque tout ce qui est en rapport avec cette donnée est moyen et amorce, source d’enthousiasme pictural, défi pour réduire jusqu’au point ultime, jusqu’à la ligne, la surface divisée en lumière et obscurité, un réseau graphique de fissures dans la glace, l’ombre des branches sur une surface lumineuse, une atteinte à la sérénité du rythme rural, la spirale d’un élément végétatif, les réverbérations, la sensibilité émotionnelle mais maîtrisée d’un souvenir répétitif d’arbres dans des forêts
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Jan De Vliegher peint la lumière. La lumière qui réverbère et se reflète jusqu’au point où elle se détache des objets pour se transformer en composition quasi abstraite. Il avait déjà peint la lumière de la place Saint-Marc, ou le soleil jetant des ombres sur le marbre des bustes du Capitole romain, ou les reflets dans les assiettes richement garnies et les verres dans la salle du trésor du Hofburg à Vienne.
La nouvelle série de peintures de Jan De Vliegher est née en juillet 2009 après une visite à Cinque Terre, cinq petits villages situés sur la côte rocheuse de la Riviera di Levante en Ligurie, Italie. Les petits villages s’y accrochent aux rochers d’une hauteur vertigineuse. Les petites maisons fort colorées en jaune, orange, rose et rouge contrastent avec le vert des volets des fenêtres. Le contraste des façades rose et orange et le ciel azuré renforce
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L’exposition intitulée Gezichtsverlies de Vanriet présente une petite série de portraits de personnes déportées de la Caserne Dossin à Malines. A cette fin, il se base sur une publication monumentale de la ‘Vrije Universiteit Brussel’ et du Musée juif de la Déportation et de la Résistance à Malines: Mecheln-Auschwitz 1942-1944. Il s’agit de quatre livres contenant plus de dix-huit mille photos de personnes déportées vers des camps allemands durant la seconde guerre mondiale.
La série est une suite logique aux expositions précédentes telles Transport et Meikever, Vlieg!, qui conjointement raconte une histoire contemporaine impressionnante sur le vice humain.
L’oeuvre de Vanriet combine une multitude de thèmes (religion, violence, abus de pouvoir) en utilisant des styles fort divergents (de figuratif à abstrait, de minimaliste à exhubérant). Son inspiration, il la trouve dans le passé de sa famille, dans la société et l’histoire de l’art.
Du 24 avril au 17 octobre,
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Voilà presque trente-cinq ans que Liliane Vertessen crée des autoportraits à tendance érotique. Elle revêt des atours romantiques, lingerie, peaux de tigre ou costumes masculins. Elle pose comme petite fille modèle, grande dame, jeune fille sexy, femme fatale, prostituée, panthère rose, Lola. Son jeu de rôles provocant, suggère un exhibitionnisme illimité. Son oeuvre recèle néanmoins une ambiguïté mystérieuse: grâce à ce jeu de rôles, elle ne se dévoile pas et son identité reste insaisissable.
D’emblée son propre physique fut le sujet de l’art de Vertessen. Au milieu des années septante, elle réalisa une série de photos d’elle-même au moyen de polaroids. Sa caméra à développement instantané lui permettait de mettre en scène des poses érotiques comme dans son oeuvre ultérieure.
“Il s’agit avant tout d’une introspection. Je m’étonne tous les jours de découvrir en moi tant de choses que je n’avais pas encore découvertes. Chacun joue plus ou
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